30 km/h en centre ville

Beaucoup de remous ce lundi soir, 22 avril, au Conseil Communal sur le point pour le passage du centre-ville à 30 km/h.

Je rappelle que nous ne nous opposons pas par principe à ce passage à 30 km/h.

Les points forts sont : un centre-ville apaisé, l’espace mieux partagé entre les différents usagers, une simplification (plus de passage de 50 à 30 en intermittence, mais qui ne dérangeait pas grand monde).

Néanmoins, ce n’est pas parce que des principes sont bons que la mise en pratique va de soi. L’enfer n’est-il pas pavé de bonnes intentions ?

Un manquement général que nous signalons depuis très longtemps est l’absence de plan global de mobilité. La dernière version date de 2008 ! Ce plan comprenait une analyse et un diagnostic de la situation, une définition des objectifs suivie de propositions.

Depuis, les mises à jours ont été constituées de rustines : un aménagement pour le quartier de l’école normale (2016), quelques fiches par-ci par-là, sans nouvelle analyse globale, sans nouveau diagnostic. Des plans de circulation plutôt qu’un plan de mobilité. Notre ville n’a-t-elle pas changé depuis 2008 ?

Il faut réanalyser la situation qui a évolué :

  • Quel est le trafic, quels types d’usagers, quels trajets ?
  • Quelle est la vitesse moyenne et les écarts dans les différents endroits concernés ?
  • Combien d’accidents et de quelle gravité ?
  • Quel est l’impact des mesures proposées ?
  • Quel est le coût de ces aménagements ?

Lors de la présentation de ce point au Conseil Communal, au lieu d’essayer de nous convaincre avec des faits, des analyses, des chiffres, on essaye de nous convaincre avec des principes « c’est pour la sécurité. Les voitures, c’est pas bien, les vélos c’est mieux. Et puis lui, il était d’accord » avec lui étant « le représentant du ministre », le collège, « votre représentant au groupe de travail », etc.

Le pompon a été décroché par le bourgmestre : il a considéré que le fait d’écouter, lors de notre Comité, le rapport de notre représentant et prendre en commun des décisions à porter au Conseil Communal, c’était de la particratie. Le comité peut très bien arriver à d’autres conclusions sans que ce soit un déni de démocratie.

Cela m’a particulièrement énervé. Nous ne sommes pas des autocrates et la démocratie est active dans notre comité. Je défends parfois même des positions avec lesquelles personnellement je ne suis pas d’accord mais que le comité a définies. Ce serait évidemment plus facile d’avoir un « Líder Máximo » et de suivre ses décisions.

Une autre source d’énervement dans ce débat a été de considérer qu’un groupe de travail qui contient quelques citoyens est « de la participation citoyenne ». Et donc, (argument d’autorité : « le groupe de travail a validé ! »), on veut nous forcer une décision alors qu’il s’agit d’un groupe qui (dans sa forme idéale) discute, prépare des propositions. On veut nous faire croire qu’une décision d’un groupe de travail serait représentative à la fois de la population et de l’ensemble des groupes politiques.

Pour la prochaine législature, tout en organisant une véritable participation citoyenne, je demanderai la remise en fonction de réelles Commissions : des élus communaux, majorité et opposition, qui discutent ensemble des décisions à prendre.

En conclusion, je me suis abstenu. Même si je ne suis pas opposé par principe à la mise à 30km/h en centre ville, il y a du transit de passage sur la nationale qui n’a pas le choix que de traverser Braine-le-Comte, certains ayant refusé depuis de nombreuses années un contournement de la ville.

Encore une fois, ceux qui sont respectueux auront des contraintes supplémentaires alors que ceux qui traversent la ville à pleine vitesse en faisant vrombir leurs moteurs continueront leurs activités.

Je reste opposé à l’idée de faire des règles contraignantes pour tous à cause du débordement de quelques-uns.